« Aucune autorité n’en parle », s’indigne John Oriane, un citoyen engagé du territoire de Watsa. Cette zone, pourtant considérée comme le poumon économique du Haut-Uélé grâce à ses ressources naturelles et son dynamisme commercial, reste dépourvue de morgue, une infrastructure pourtant essentielle pour la dignité des défunts et le soulagement des familles.
Entre mauvaise foi politique et désengagement local.
Ce silence est le reflet de plusieurs réalités alarmantes :
La mauvaise foi des politiciens, qui viennent faire des promesses en période électorale mais disparaissent dès qu’ils sont élus ;
Le désengagement des autorités locales, incapables ou peu désireuses de porter les revendications de leur population.
Le désintérêt de certains membres de la population, qui, par résignation ou peur, n’osent plus revendiquer leurs droits élémentaires.
Il est temps d’agir : des solutions urgentes s’imposent
Pour répondre à cette urgence humanitaire et sanitaire, voici quelques pistes concrètes que propose le notableJohn ORIANE:
1. Appel aux autorités provinciales et nationales : Le gouvernement provincial du Haut-Uélé et le ministère national de la Santé doivent être interpellés publiquement pour qu’une enveloppe budgétaire soit dégagée en urgence.
2. Mobilisation citoyenne et plaidoyer communautaire : Il est temps que les jeunes, les leaders d’opinion, les journalistes et les membres de la société civile de Watsa et du Haut-Uélé se mobilisent pour faire pression.
Le droit à une fin de vie digne est aussi sacré que le droit à la vie. L’absence de morgue dans le territoire de Watsa est une honte pour nos décideurs. Assez de promesses ! A-t-il conclu à l’Actuafrique7.cd.
Timothée Tamino
