Le chef d’antenne intérimaire des Mines dans le territoire de Watsa, M. Bahati Kambusa, est au cœur d’une vive polémique. Il est accusé de se livrer à des pratiques jugées contraires à l’éthique et aux principes qui régissent les agents de carrière de la fonction publique de l’État.
Selon des sources concordantes, M. Bahati se serait impliqué activement dans la gestion d’une mine située à Beverendi, qui avait été fermé puis rouvert par le parquet général pour des raisons liées à la distinction entre exploitation artisanale et semi-industrielle. Le pouvoir judiciaire avait rouvert les activités d’exploitation à condition que les exigences administratives soient respectées pour la mutation de la carrière minière artisanale à une mine proprement dite car elle dépasse à ces jours une profondeur de plus de 30 mètres devenant obsolètes pour les activités minières artisanales conformément à la loi.
Déployé à Watsa pour assurer l’intérim à la tête de l’antenne des Mines, l’intéressé se serait profité du moratoire accordé pour la finalisation de démarches administratives pour le changement de cette carrière en une mine, pour organiser une mafia minière, voulant s’approprier illégalement la mine de Beverendi, ajoutent les mêmes sources. Pour réussir son pari au détriment des vrais propriétaires, il se serverait gratuitement des noms de certaines autorités politico-administratives, aussi bien provinciales que nationales, comme bouclier pour justifier ou protéger ses activités. Il aurait ainsi organisé plusieurs tours d’exploitation dans cette carrière privée, des actes que plusieurs observateurs qualifient de trafic d’influence et d’escroquerie.
D’autres sources affirment également que M. Bahati aurait intimidé certains administrateurs de carrés miniers, sans disposer d’un mandat officiel lui permettant de s’approprier la gestion de la mine d’or de Beverendi.
Cette affaire suscite une vive indignation au sein de la population locale et des acteurs du secteur minier, qui appellent les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur ces accusations qui sont contraires aux règlements miniers en vigueur en République Démocratique du Congo.
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