Chaque 24 septembre, le monde entier célèbre la Journée mondiale du gorille, une occasion de rendre hommage à l’un des plus majestueux grands singes de notre planète. En République démocratique du Congo (RDC), cette journée prend une résonance particulière, notamment grâce à l’engagement de spécialistes comme Benezethe Kambale Visando, écologiste biologiste et expert en gestion des ressources naturelles. Actif au sein du projet Grâce, dédié à la réhabilitation des gorilles de plaine de l’Est, il rappelle que cette célébration est bien plus qu’un symbole : c’est un cri d’alarme pour la survie d’une espèce en péril.
Une espèce proche de l’homme
Les gorilles partagent environ 85 % de leur patrimoine génétique avec l’être humain, ce qui en fait des créatures d’une valeur scientifique et émotionnelle inestimable. Leur comportement social, leur intelligence et leur rôle écologique dans la régénération des forêts soulignent leur importance dans les écosystèmes tropicaux.
Une répartition limitée à l’Afrique centrale
On ne trouve les gorilles qu’en Afrique centrale, répartis en quatre sous-espèces :
– Gorilla gorilla gorilla : dans la partie ouest de l’Afrique.
– Gorilla gorilla diehli : dans la région de la rivière Cross, à l’ouest.
– Gorilla beringei beringei : les célèbres gorilles de montagne, présents notamment en RDC.
– Gorilla beringei graueri : endémiques à la RDC, ces gorilles de plaine orientale sont parmi les plus menacés.
Une espèce en danger critique
En RDC, la situation des gorilles est alarmante. Plusieurs menaces pèsent sur leur survie :
– La chasse pour la viande de brousse, qui décime les populations.
– La déforestation, qui détruit leur habitat naturel.
– Le commerce illégal et le braconnage, qui exploitent ces animaux pour des fins lucratives.
– Les maladies infectieuses, souvent transmises par l’homme.
– Le changement climatique, qui modifie les forêts et perturbe leur alimentation.
Le rôle crucial de la communication et de la communauté
Pour Benezethe Kambale Visando, la communication est un levier essentiel dans la conservation des gorilles. Sensibiliser les populations locales, promouvoir des pratiques durables et encourager l’implication communautaire sont des actions clés. Il appelle à l’arrêt du braconnage et de la déforestation afin de préserver le rôle écologique des gorilles et la biodiversité de la région:
« Que la communauté locale puisse appuyer toutes les actions de conservation de la biodiversité », insiste-t-il.
Un avenir à construire ensemble
La Journée mondiale du gorille ne doit pas être une simple commémoration. Elle doit devenir un moteur d’engagement collectif pour protéger ces géants doux, si proches de nous. En RDC et ailleurs, chaque geste compte pour assurer leur survie et celle des forêts qu’ils habitent.
Par Jacques DALA


