Haut-Uele: le trafic coupé sur la RN 26, Durba-Faradje !

Le trafic est totalement coupé ce mardi 16 septembre 2025 sur la Route Nationale 26, reliant Faradje à Durba, dans la province du Haut-Uélé. À l’origine de cette interruption : un vaste bourbier formé au plus précisément dans la localité de Kpodho, au point kilométrique 11 de Faradje-Centre, aggravé par le débordement de la rivière Kodho, rendant le passage impossible. Il en est de même à Mala, à la porte d’entrée de la cité administrative où plusieurs bourbiers béants sont formés depuis de files de temps sans une intervention de bouchage.

Plus de cent camions poids lourds sont actuellement bloqués de part et d’autre de la route, entraînant une paralysie des activités socio-économiques, une perturbation du fonctionnement des écoles, des difficultés d’accès aux soins de santé, ainsi qu’un blocage de l’approvisionnement en biens essentiels.

ActuAfrique7.cd a tendu son micro à quelques camionneurs qui sont les premières victimes de cette anomalie qui entraînent d’énormes pertes pour leurs business, et plaident au près des autorités compétentes pour une réhabilitation urgente de cette voie stratégique:« Nous dormons à même le sol, sous la pluie, sans nourriture ni assistance. Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués ici », témoigne un chauffeur:« Cette route est notre gagne-pain. Si elle reste coupée, c’est toute la chaîne d’approvisionnement qui est menacée », ajoute un autre

Le chef de la localité de Kpodho, M. Atama Lalima, exprimant ses inquiétudes face à une surpopulation soudaine dans son entité, causée par l’afflux des chauffeurs et des véhicules bloqués.« Nous ne sommes pas préparés à accueillir autant de monde. Cela crée une pression sur nos ressources et augmente les risques d’insécurité », a-t-il déclaré.

Il plaide, lui aussi, pour une intervention rapide des autorités locales, provinciales et nationales afin de trouver une solution durable à cette crise.« Cette route est vitale pour notre province. Il faut une mobilisation urgente pour sa réhabilitation », a-t-il conclu.

Jacques DALA