Face à la montée inquiétante des discours de haine, de désinformation et d’apologie des groupes armés sur les plateformes numériques, le Cabinet du Gouverneur de Province , par la voix de son porte-parole Jules Magbay Atuba, met en garde la population et surtout les administrateurs des groupes WhatsApp et autres forums numériques contre toute forme de complicité ou de laxisme.
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 03 Décembre, le Cabinet du Gouverneur rappelle l’obligation légale pour chaque citoyen d’adopter un comportement responsable en ligne, en particulier dans un contexte sécuritaire aussi sensible. Il s’insurge contre la prolifération de contenus soutenant des groupes comme l’AFC-M23, les incitations à la haine tribale, les insultes publiques et les appels à la violence, des pratiques qualifiées de dangereuses pour la paix sociale et la stabilité institutionnelle.
Plus sévèrement encore, les administrateurs de groupes numériques sont mis face à leurs responsabilités civiles et pénales. Le communiqué avertit que l’inaction ou la tolérance face à la diffusion de publications illicites engage la responsabilité personnelle de l’administrateur. En d’autres termes, laisser circuler des messages illégaux dans un groupe sans les supprimer ni les signaler peut valoir à l’administrateur des poursuites judiciaires, au même titre que l’auteur du message.
Les textes de loi évoqués sont clairs : *la loi n°20/017 du 25 novembre 2020*, relative aux télécommunications, l’ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 sur le Code du numérique, précisément les dispositions de l’article 362, réprimant tous les actes de nature à troubler l’ordre public, porter atteinte à l’État ou promouvoir des activités criminelles via les outils numériques.
Le Cabinet du Gouverneur appelle donc à la vigilance, à la modération active, au retrait immédiat des messages illégaux, et au signalement systématique aux autorités compétentes. Les services de sécurité sont d’ailleurs déjà mobilisés pour identifier et interpeller les auteurs et administrateurs complices.
Cellule de Communication | Gouvernorat du Haut-Uele
