Haut-Uélé: la société civile donne 72 heures aux exploitants chinois de quitter le territoire de Faradje 

La tension est à son comble dans le territoire de Faradje, au nord-est de la République Démocratique du Congo, où la présence croissante des exploitants miniers chinois, opérant au sein de coopératives locales, alimente un climat de conflit et de division au sein des communautés.

Face à cette situation préoccupante, la Synergie des sociétés civiles et ses composantes ont tenu une réunion extraordinaire ce jeudi 30 octobre 2025. À l’issue de cette rencontre, trois décisions majeures ont été prises dans le cadre d’un moratoire visant à désamorcer la crise et à restaurer la paix sociale dans la région :

– Un ultimatum de 72 heures a été lancé aux exploitants miniers chinois pour qu’ils quittent l’ensemble du territoire de Faradje.

– La libération immédiate et sans condition des leaders communautaires et des jeunes arrêtés à Abinva, puis transférés au parquet de Watsa, est exigée.

– L’ouverture d’un dialogue structuré entre l’entreprise Kibali Gold Mine par la médiation du gouvernement provincial et la synergie des sociétés civiles

Ces décisions font suite aux violents affrontements survenus le 20 octobre dernier entre la population locale, les engins de la société Kibali Gold Mine et les opérateurs chinois. Les échauffourées ont mis en lumière la profonde fracture entre les intérêts industriels et les revendications des populations riveraines.

La Synergie des sociétés civiles appelle à la responsabilité de toutes les parties prenantes et insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif pour éviter une escalade du conflit. Le gouvernement provincial est désormais attendu pour jouer un rôle de facilitateur dans cette crise qui menace la stabilité sociale et économique du territoire de Faradje.

Jacques DALA

ActuAfrique7.cd