Haut-Uele : à Agbarabu, le chef coutumier Aguabe Mayiko Nicolas défend sa vision de développement face aux défis du village

Le village Agbarabu, situé dans le groupement Mandra-Mandra, chefferie Bari-Logo, territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, veut rompre avec son isolement et amorcer son développement. C’est ce qu’a affirmé Vincent Madrakele Zombo, porte-parole du chef du village, le notable Aguabe Mayiko Nicolas, dans une déclaration accordée à Actuafrique7.cd ce dimanche 22 mars 2026.

Selon lui, Agbarabu connaît aujourd’hui une évolution perceptible sur les plans social, communautaire et sécuritaire, alors qu’autrefois, la population vivait en marge de toute véritable dynamique de développement. Il soutient que le chef coutumier s’emploie à améliorer progressivement les conditions de vie des habitants à travers plusieurs initiatives, parmi lesquelles le projet de création d’un centre de formation encore en préparation, destiné notamment à l’encadrement des jeunes. Il cite également l’achat de pagnes en faveur des femmes lors de la célébration du 8 mars, présenté comme un geste de soutien social.

Le porte-parole rappelle que l’installation d’Aguabe Mayiko Nicolas à la tête du village Agbarabu est intervenue le mercredi 28 janvier 2026, sous la conduite du chef du groupement Mandra-Mandra, Tadri Thonakas Léon, avec l’appui de Sa Majesté Dieudonné Surur.

Depuis son avènement, affirme-t-il, le chef a instauré une gestion basée sur la rigueur, le salongo et le respect de la loi coutumière, sans intérêt personnel, avec la volonté de faire avancer Agbarabu comme d’autres villages de la région.

Malgré cette ambition, le village reste confronté à d’importants défis, notamment l’absence de routes praticables, le manque d’eau potable, l’inexistence d’espaces de loisirs pour les jeunes, comme un terrain de football, ainsi que l’absence d’un bureau administratif fixe. D’après Vincent Madrakele Zombo, cela fait plus de cinq ans que la population éprouve de sérieuses difficultés d’accès à l’eau, en raison du manque de puits fonctionnels.

Pour répondre à ces besoins, plusieurs projets sont envisagés ou en cours, dont la construction d’un bureau fixe pour le chef du village, les démarches pour obtenir des engins afin d’ouvrir des rues dans les zones enclavées, ainsi que la recherche de solutions pour doter Agbarabu d’au moins quatre puits d’eau.

Par ailleurs, le porte-parole a appelé les autorités à accompagner le village dans ses efforts et à ne pas croire aux fausses informations faisant état d’une prétendue vente d’une même parcelle à plusieurs personnes par le chef. Il a catégoriquement rejeté ces accusations, affirmant qu’Aguabe Mayiko Nicolas respecte les lois coutumières et ne peut se livrer à de telles pratiques.

Selon lui, ces rumeurs visent à discréditer l’autorité coutumière locale.

À travers cette sortie médiatique, les autorités coutumières d’Agbarabu entendent mettre en avant leur volonté de développement, tout en sollicitant l’implication des pouvoirs publics pour aider le village à surmonter ses nombreux défis et à répondre progressivement aux attentes de la population.

Junior Kasamba