DOT KIBALI : l’AEFW dénonce une campagne de manipulation et menace de poursuites judiciaires contre les auteurs de propos incendiaires

L’association des élites de Faradje et Watsa (AEFW), par la voix de son président Simon Lalibe Akusi et de son adjoint, Maître David Akodro, a réagi avec la plus grande fermeté au tract intitulé : « DOT KIBALI : LES ANCIENS APPRENTIS-SORCIERS VEULENT REPRENDRE LE CONTRÔLE, LA COMMUNAUTÉ DIT STOP ! ». Un article que l’organisation qualifie de pamphlet mensonger, signé par une prétendue « Rédaction d’experts en communication et journalisme de proximité », structure dont l’existence reste, selon elle, plus qu’hypothétique.

Face à la gravité des accusations, au ton violemment agressif employé et aux attaques personnelles visant certains membres de l’AEFW, l’organisation appelle à la retenue, à la responsabilité et au strict respect des principes fondamentaux en République démocratique du Congo.

L’AEFW dit avoir pris connaissance de cet article, largement diffusé sur les réseaux sociaux, et estime qu’il met gravement en cause plusieurs personnalités impliquées, de près ou de loin, dans les structures communautaires et la gestion de la Dotation minimale de 0,3 % de Kibali.

L’ASBL, qui regroupe les élites des territoires de Faradje et de Watsa, rappelle que cette dotation n’est ni un champ de bataille politique, ni un instrument de règlement de comptes. Elle constitue un mécanisme légal destiné au développement des communautés locales impactées par l’exploitation minière. À ce titre, sa gestion doit impérativement obéir aux lois de la République, aux textes réglementaires en vigueur ainsi qu’au manuel de procédures de l’organisme spécialisé chargé de cette dotation.

Dans un État de droit, les divergences d’opinions ne sauraient justifier ni les injures, ni les campagnes de diabolisation, ni les accusations sans preuves, encore moins les tentatives d’humiliation publique, a martelé l’AEFW. Selon l’organisation, les débats communautaires doivent demeurer démocratiques, responsables et orientés vers l’intérêt général.

« Nous rappelons également que toute personne citée dans cet article bénéficie du respect de sa dignité, de la présomption d’innocence et du droit à une défense équitable. Les accusations de corruption, de détournement ou de manipulation doivent être portées devant les instances compétentes et non transformées en procès médiatiques susceptibles de fracturer davantage nos communautés », a averti l’AEFW.

« Aujourd’hui plus que jamais, Watsa et Faradje ont besoin d’unité, de paix sociale et d’un dialogue constructif. Les populations attendent des résultats concrets : écoles, centres de santé, routes, eau, emploi des jeunes et projets durables. Elles n’attendent pas des querelles stériles ni des discours incendiaires », ont insisté Simon Lalibe Akusi et David Akodro.

L’AEFW invite ainsi toutes les parties prenantes à :

– respecter scrupuleusement les procédures établies ;

– privilégier la transparence et la redevabilité ;

– bannir les manipulations et les tensions inutiles ;

– laisser les mécanismes légaux et institutionnels fonctionner sans entrave.

Selon l’AEFW, la gestion de la Dotation Kibali ne doit pas dresser les filles et fils de Watsa et Faradje les uns contre les autres. Elle doit, au contraire, constituer un levier d’union autour d’un objectif commun : le développement harmonieux des communautés.

L’organisation estime que chacun doit présenter sa vision, son programme et ses compétences dans le strict respect des textes et des procédures. Que la transparence, la légalité et l’intérêt supérieur de la communauté prévalent, et que le meilleur l’emporte.

La paix, la cohésion sociale et le respect des lois doivent, conclut l’AEFW, rester la priorité absolue.

Rédaction.