Alors que la République Démocratique du Congo commémore ce 30 juin le 65e anniversaire de son accession à l’indépendance, le climat n’est pas à l’euphorie dans certaines régions du pays. À Aru, dans la province de l’Ituri, Robert Orodrio, président de la section locale du parti Action de Patriotes pour l’Émergence du Congo (APEC), appelle à une prise de conscience collective face aux défis sécuritaires persistants.
Dans un message adressé à ActuAfrique7.cd, il dépeint une situation où la fête laisse place à la réflexion. « On ne peut véritablement célébrer tant que l’Est du pays reste meurtri par une insécurité chronique », déclare-t-il, en référence aux crises récurrentes qui affectent le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri.
Mais au-delà de ce constat, Orodrio entrevoit dans les récents développements diplomatiques une opportunité historique. Il salue l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda, avec l’appui des États-Unis, qu’il perçoit comme une possible clé vers un avenir plus stable. Il appelle toutefois à la vigilance : « Cet accord ne portera ses fruits que si les autorités congolaises s’engagent pleinement à en assurer le suivi et à en faire un levier pour une paix durable. »
Pour lui, le moment est venu de transformer les paroles en actes. Cela passe, dit-il, par le renforcement de l’unité nationale, le développement des infrastructures, l’intégration des technologies modernes et une affirmation plus claire de la RDC sur l’échiquier régional.
« Le pays a besoin d’un sursaut patriotique. À 65 ans, nous devons apprendre à bâtir sur les douleurs du passé pour écrire une nouvelle page. L’intérêt du peuple doit guider chaque choix politique », conclut-il.
Rédaction