La République Démocratique du Congo a observé ce samedi 2 Août 2025 la troisième Journée du Génocide congolais pour des gains économiques, plus connu sous l’appellation GENOCOST, en hommage aux millions de Congolais morts dans des conflits liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Instituée par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette journée vise à ancrer dans la mémoire nationale et internationale les atrocités subies par le peuple congolais, souvent dans l’indifférence de la communauté internationale.
Des cérémonies commémoratives ont eu lieu dans toutes les provinces du pays, ainsi qu’au sein des ambassades et missions diplomatiques de la RDC à l’étranger. Minute de silence, lectures de témoignages, expositions photo et messages de résilience ont marqué cette journée de recueillement.
Dans une déclaration solennelle, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a souligné la volonté du Gouvernement de continuer à porter la voix des victimes :
« Nous n’abandonnerons jamais. Nous continuerons notre lutte pour la paix et pour que chaque Congolaise et chaque Congolais puisse vivre dignement des richesses de notre terre. Ne jamais oublier. Ne jamais répéter. Commencer à guérir. »
Le gouvernement congolais réclame toujours une reconnaissance formelle des crimes commis sur son territoire, notamment lors des deux guerres du Congo et dans les conflits persistants à l’Est, où des groupes armés, parfois soutenus par des puissances étrangères, exploitent les minerais au prix du sang.
À travers cette commémoration, la RDC rappelle au monde le poids d’un passé douloureux et l’urgence d’une justice réparatrice. Une justice qui, selon Kinshasa, passe par la vérité, la mémoire, mais aussi par des réformes structurelles contre l’impunité et le pillage.
« GENOCOST » : une mémoire, un combat, un espoir.
Elias Magumba


