Alors que la République Démocratique du Congo célèbre ses 65 ans d’indépendance, la province de l’Ituri reste engluée dans un cycle de violences et de précarité qui l’éloigne des idéaux de 1960. Pour Dieudonné Lossa, coordonnateur provincial de la société civile forces vives, cette date est surtout l’occasion de poser un regard lucide sur la réalité : « L’Ituri n’a jamais goûté à l’indépendance ».
Dans un message adressé à l’opinion, il appelle les Ituriens à s’approprier le sens profond de l’indépendance, qu’il définit comme l’autosuffisance sécuritaire, alimentaire et économique. Face à une situation marquée par l’activisme des groupes armés, les déplacements de population, la destruction des villages, l’absence de routes, la dépendance économique vis-à-vis de l’extérieur et l’insécurité alimentaire, Dieudonné Lossa plaide pour un sursaut collectif.
Il enjoint également les autorités nationales et locales à sortir de l’inaction, en restaurant l’autorité de l’État et en engageant des actions concrètes pour permettre à l’Ituri de rompre avec les violences et la marginalisation. « L’indépendance ne doit pas rester un symbole. Elle doit se traduire en actes concrets dans la vie des populations », insiste-t-il.
Il sied de signaler que, la paix tant attendue par les Ituriens depuis décembre 2017 n’est toujours pas au rendez-vous malgré la présence des Casques bleues de la Monusco, l’armée Ougandaise et les FARDC.
Elias Magumba


