Dans une analyse approfondie consacrée aux 35 dialogues qu’a connus la RDC, Me Gatho Libobo Nanou, Avocat et Premier Vice-Président de l’UDPS Fédération du Haut-Uele, a livré ce 23 septembre 2026 sa lecture des enjeux du grand dialogue national inclusif, propre au Congo et sur le sol congolais, initié par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon lui, ce dialogue marque une rupture fondamentale avec les précédents. « Ce dialogue n’est pas une démarche horizontale qui s’ouvrait à un petit groupe de personnes autrefois appelées belligérants, qui massacraient la population pour des intérêts égoïstes et la soif du pouvoir, souvent organisés à l’étranger, à Sun City, en Belgique… Avec le Président Félix Tshisekedi, la page tourne vers la verticalité, avec une approche de la base au sommet », a-t-il expliqué.
Pour Me Gatho Libobo, c’est désormais au peuple de s’exprimer sur ses plus grands défis: la sécurité, la Constitution, la protection de nos mines et un partenariat équitable avec les investisseurs, les infrastructures, l’économie nationale et l’emploi des jeunes. Une problématique majeure qui impose ce dialogue et à laquelle tout Congolais patriote devrait dire oui.
Il a rappelé que depuis le 13 septembre dernier, le Chef de l’État a signé une ordonnance portant création d’un comité préliminaire d’organisation de ce dialogue. Compte tenu des affres sécuritaires qu’a connues la RDC, Me Gatho estime que l’espace Grande Orientale doit être la marmite qui devra accueillir cette démarche démocratique. Cet espace a en effet payé un lourd tribut: des rébellions mulelistes qui ont coûté la vie à la Bienheureuse Marie clémentine Anuarite Nengapeta , aux atrocités ougando-rwandaises avec la guerre des six jours à Kisangani, aux attaques des ADF et à la présence des Mbororo. Les villes de Kisangani, Buta, Isiro a ainsi que Bunia , l’une d’elle recevra ce forum à signe de reconnaissance d’une lutte sans détachement qui ont fait disparaître des figures emblématiques comme le Général Bauma et le Colonel Mamadou Ndala, avec la succession des rébellions et l’apparition brutale du M23 qui continue d’envahir notre pays.
« Tous les Congolais mécontents aujourd’hui violent la Constitution issue de Sun City qui interdit formellement le recours aux armes en cas de différends politiques. La question revient donc au peuple: qui a violé cette Constitution ? », s’interroge-t-il.
Pour la voix de l’UDPS, ce dialogue est un modèle à suivre, fidèle à l’héritage du feu Dr Étienne Tshisekedi, père de la démocratie, qui, après plusieurs décennies dans l’opposition, n’a jamais recouru aux armes pour accéder au pouvoir. À ce sujet, la Ligue des femmes UDPS Fédération du Haut-Uele a formulé une motion pour la prise en compte de l’équilibre des 26 provinces et de la représentativité des femmes, tant dans le processus préliminaire qu’au dialogue proprement dit. « Une chose regrettable, deux mois après avoir remporté les élections, Bunagana est tombée et tout le long du mandat, c’est la guerre. Qui veut garder le pouvoir selon l’actuelle Constitution ? », a-t-il poursuivi.
Pour Me Gatho Libobo, un choix historique se présente à tout Congolais pour l’avenir du pays, et cela ne sera possible qu’avec ce dialogue national. « Une opposition républicaine ne saurait être contre l’association du peuple dans la quête de solutions aux plus grands défis qui entravent le pays. Nous, UDPS, nous sommes d’accord que ce soit le peuple qui tranche les visions sociétales, afin de redonner à notre armée sa puissance, fragilisée aujourd’hui par les infiltrations, malgré plusieurs appels au secours lancés à plusieurs pays d’Afrique comme le Tchad. Nous voulons des Congolais qui n’ont pas les mains souillées de sang pour venir participer à ce dialogue pour l’intérêt général de l’État. »
Et de conclure: « Comme d’autres refusent le dialogue, le peuple n’est pas dupe. Il y aura la voie populaire, donc le référendum, pour que le Président Félix fasse calmement son travail, comme en témoigne la preuve avec les grandes réalisations dans la province du Haut-Uele, avec la voirie urbaine, la construction des écoles, des sites universitaires et le projet de 10 MW d’électrification de la ville ».
Generose Amisi