Haut-Uele : à Isiro, l’APROCM outille les jeunes entrepreneurs pour accéder au programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais »

Un atelier de renforcement des capacités et de sensibilisation sur les mécanismes d’accès au financement des projets s’est tenu ce samedi 09 mai 2026 à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele. L’initiative a été portée conjointement par l’Agence pour la Promotion des Classes Moyennes Congolaises (APROCM), l’Association des Jeunes Entrepreneurs de l’Uele (AJEU) et le Conseil provincial de la Jeunesse.

Au centre des échanges : le programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », présenté comme un dispositif visant à faciliter l’accès direct des jeunes au financement des projets entrepreneuriaux, dans l’objectif de promouvoir l’émergence d’une classe moyenne congolaise.

Selon Alain Mwaku Balandana, sous-directeur à l’APROCM, le programme repose sur trois composantes prioritaires : la formation professionnelle, le travail et l’emploi, ainsi que l’entrepreneuriat. Il a indiqué que le Président de la République, Félix Tshisekedi, a retenu l’ex-Province orientale comme zone pilote, avant une extension progressive sur l’ensemble du territoire national.

« Ce programme est l’une des recommandations de la table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes tenue l’année passée à Kinshasa. Il sera lancé le 30 juin prochain à Kisangani », a-t-il précisé.

Le représentant de l’APROCM a également rappelé l’importance de l’**écosystème entrepreneurial mis en place, notamment à travers les réformes liées au PRONADEC, qui a structuré l’accompagnement des entrepreneurs en instituant des dispositifs dédiés à la capacitation, au crédit, aux contrats, à la production des statistiques, ainsi qu’à la promotion de la classe moyenne, mission portée par l’APROCM. Il a appelé les entrepreneurs du Haut-Uele à s’approprier ces mécanismes, à revendiquer les services attendus des structures publiques, tout en se conformant aux normes en vigueur.

De son côté, Jeannot Tavole, président de l’AJEU, a salué la tenue de ces échanges, qu’il juge utiles pour mieux comprendre les circuits de financement, l’importance du plan d’affaires et la nécessité de mutualiser les efforts afin d’accéder aux opportunités et aux marchés.

« On nous a demandé de nous regrouper pour avoir plus de chances d’obtenir un financement. Souvent, les jeunes veulent évoluer seuls. On nous conseille de nous associer pour avancer ensemble », a-t-il déclaré.

M. Tavole a, par ailleurs, plaidé pour l’installation d’un bureau de représentation provinciale de l’APROCM dans le Haut-Uele, afin de rapprocher l’encadrement des entrepreneurs locaux.

Le Président du Conseil Provincial de la Jeunesse du Haut-Uele, René Eyaka, exhorte les jeunes entrepreneurs à se faire identifier auprès de l’APROCM et du CPJ. Cette démarche s’adresse à tous, même à ceux ne possédant pas encore de documents officiels. L’objectif est de permettre au Gouvernement de recenser les initiatives locales pour mieux les accompagner. Ce soutien peut se traduire par le financement direct de projets ou par une aide à la formalisation administrative. C’est une opportunité concrète pour booster l’entrepreneuriat des jeunes dans la province. Une structure légale est le premier pas vers une croissance durable.

Rédaction.