À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre une femme frappée et humiliée par un médecin lors de son accouchement dans un hôpital de la ville. Cette scène, largement condamnée, met en lumière de graves atteintes à l’éthique professionnelle et à la dignité humaine, interrogeant la déontologie médicale au sein des structures hospitalières congolaises.
Des voix se sont élevées au sein de la société congolaise et du monde politique pour condamner cet acte qualifié de « barbare ». Launa Mondiyo Bibiche, secrétaire exécutive adjointe de l’Union sacrée de la nation pour le Haut-Uele en charge du genre, s’est déclarée « indignée » et a exigé des sanctions exemplaires contre les auteurs. Elle rappelle que la femme mérite respect et dignité, et affirme qu’aucune ne devrait subir pareille violence lors de soins ou d’accouchements.
Face à l’ampleur de l’émotion, la ministre du Genre, Famille et Enfant a annoncé des mesures strictes et rappelle le principe de tolérance zéro envers toute forme de violence dirigée contre les femmes, que ce soit dans les milieux médicaux, domestiques ou professionnels.
« Je réaffirme mon soutien total à la victime, tout en rappelant que le principe de tolérance zéro sera strictement appliqué », a précisé la ministre Micheline Ombae dans un communiqué officiel.
Elle invite par ailleurs victimes et témoins à dénoncer tout acte similaire en appelant le numéro d’alerte nationale 122.
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