La ville d’Isiro a vécu une journée de paralysie totale ce jeudi, répondant massivement à l’appel d’une « ville morte » décrétée par plusieurs structures citoyennes, dont l’ASSOBA, l’UCCN,la ligue des jeunes et la Ligue des mamans. Intervenant sur la situation à Actuafrique7.cd, Georges Madema a salué une adhésion populaire sans faille, signe d’un ras-le-bol généralisé face à une insécurité devenue insupportable.
Le coordonnateur a décrit un climat de terreur où les habitants dorment la peur au ventre, hantés par l’activisme de bandits à main armée qui opèrent sans être inquiétés. Ce sentiment d’abandon est exacerbé par ce que la société civile qualifie d’injustice flagrante, notamment après l’acquittement récent par le Tribunal de Grande Instance d’un suspect dans le meurtre d’une jeune fille de la communauté Yogo.
Pour Georges Madema, si le gouvernement provincial déploie des efforts, ceux-ci ne sont plus adaptés à la gravité de la menace actuelle et doivent être intensifiés pour éviter que la situation ne devienne incontrôlable. Au-delà de l’interpellation des autorités, le leader de la société civile prône une auto-prise en charge responsable par la création de brigades de sécurité au sein des quartiers, des avenues,des communes et des carré s miniers. Ces brigades auraient pour mission selon lui d’alerter en temps réel la police et l’armée lors d’incursions criminelles afin de permettre une intervention rapide et efficace.
En félicitant la population pour sa discipline durant cette journée de contestation, Georges Madema a rappelé que la sécurité est l’affaire de tous et que seule une collaboration étroite entre les civils et l’État permettra d’éradiquer définitivement le banditisme dans le Haut-Uele.
- Elias Magumba



