Le monde entier célèbre ce vendredi 20 mars 2026 la Journée internationale de la Francophonie sous le thème : « Génération paix : la contribution de la jeunesse à un monde plus apaisé ».
À cette occasion, Madame Kavira Léonce, enseignante de français forte de plusieurs années d’expérience dans l’apprentissage et l’enseignement de la langue française dans plusieurs écoles de Durba, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uele, notamment à l’Institut Kabali et actuellement au Complexe scolaire La Solidarité/Durba, a livré sa réflexion sur l’évolution de cette langue et les défis liés à sa transmission auprès des jeunes.
Ressortissante de l’Institut Rwese, au Nord-Kivu, elle met son parcours et son expérience au service de l’éducation de la jeunesse.
Dans une interview exclusive accordée à Actuafrique7.cd ce vendredi 20 mars 2026, Madame Kavira Léonce a fait savoir que la langue française évolue avec son temps, particulièrement sous l’influence des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.
Selon elle, les jeunes vivent aujourd’hui dans un contexte de transformation très rapide de la communication, ce qui impacte naturellement leur manière de parler et d’écrire.
Elle observe cependant que cette évolution, bien qu’elle témoigne du caractère vivant du français, peut aussi avoir des conséquences sur la qualité de l’expression orale. Elle souligne notamment que certains jeunes, en imitant des prononciations ou des formes d’expression issues des réseaux sociaux et de diverses interférences linguistiques, risquent d’appauvrir leur manière de s’exprimer.
Malgré ces constats, l’enseignante reste optimiste. Pour elle, le français demeure une langue vivante, dynamique et porteuse d’avenir.
Elle invite ainsi tous les jeunes à se donner corps et âme à l’étude de cette langue afin de bien la maîtriser, de l’assimiler et de l’utiliser convenablement. À ses yeux, la langue française ne se limite pas à un simple outil de communication : elle constitue aussi un levier de développement spirituel, culturel et intellectuel.
Madame Kavira Léonce rappelle en outre que le français occupe une place capitale dans l’éducation, la culture et le développement de la société. Cette langue, explique-t-elle, permet de s’ouvrir au monde, d’entrer en contact avec d’autres peuples et d’accéder à de nombreuses connaissances.
Évoquant les principaux défis auxquels fait face l’apprentissage du français, elle cite notamment la négligence de la lecture par certains enfants, le manque d’intérêt pour les exercices écrits aussi bien à l’école qu’à la maison, ainsi que l’influence excessive des SMS et des réseaux sociaux sur la qualité de l’écriture. Elle relève également l’insuffisance de certains supports pédagogiques et les difficultés qu’éprouvent plusieurs apprenants à concilier le français avec leur langue maternelle.
Profitant de cette célébration de la Francophonie, Madame Kavira Léonce a adressé un message fort à toute la jeunesse francophone. Elle l’exhorte à aimer la langue française, à l’apprendre avec curiosité, sérieux et persévérance, puis à l’utiliser comme un instrument de paix, de savoir et d’ouverture au monde.
En cette Journée internationale de la Francophonie, son appel résonne comme une invitation lancée à la jeunesse de Durba, dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uele, ainsi qu’à celle d’ailleurs, de redonner au français toute sa valeur dans la construction d’un monde plus apaisé et plus cultivé.
Junior kasamba/Actuafrique7.cd


