En réaction au message du gouverneur du Haut-Uele en faveur de l’unité à Wamba, ce dimanche, 15 mars, Maitre Michel Asema, Interfédéral du parti politique ANCE/Haut-Uele, réaffirme son plein soutien à cet appel et insiste sur la nécessité d’en faire une réalité vécue, portée par tous les acteurs du territoire.
Pour Michel Asema, les propos du gouverneur Jean Bakomito Gambu mettant en avant l’unité arrivent à un moment clé pour le territoire de Wamba. Il salue un message « fort et responsable », qu’il considère comme un socle indispensable pour la stabilité et le développement de la communauté. À ses yeux, l’unité n’est pas une option politique, mais une exigence incontournable pour espérer transformer les potentialités de Wamba en progrès concret pour la population.
L’Interfédéral de l’ANCE/Haut-Uele insiste cependant sur un point majeur : l’unité ne se construit pas dans l’isolement ni dans les déclarations de principe. Elle naît de la volonté commune de deux ou plusieurs personnes qui choisissent de marcher ensemble dans la même direction. Autrement dit, le soutien au message du gouverneur doit se traduire par un engagement collectif, partagé, où chaque acteur accepte de mettre l’intérêt général au-dessus des divisions et des querelles de clans.
Revenant sur la présence des députés aux côtés du gouverneur lors de cette prise de parole, Michel Asema y voit un signe encourageant de convergence politique. Cette image de proximité entre les institutions et les élus envoie, selon lui, un signal positif à la population. Mais il prévient : la simple présence ne suffit pas. Pour que cet élan d’unité soit crédible, chaque député doit formuler des propositions concrètes et initier des actions qui renforcent le rapprochement, le dialogue et la cohésion entre les filles et fils de Wamba.
Dans cette logique, il appelle les leaders politiques, coutumiers, religieux et associatifs à sortir des discours théoriques pour investir dans le terrain du concret. Il plaide pour la mise en place d’espaces permanents d’échange, de mécanismes de médiation en cas de tensions et de programmes qui rapprochent les communautés plutôt que de les opposer. L’unité, rappelle-t-il, se mesure à son impact sur la vie quotidienne : la capacité à prévenir les conflits, à apaiser les frustrations et à construire des projets communs au bénéfice de tous.
Michel Asema tient aussi à souligner que la responsabilité de l’unité ne repose pas uniquement sur les épaules des dirigeants. Chaque citoyen, dans son quartier, son village ou son groupement, a un rôle à jouer. Il invite la population de Wamba à privilégier la paix et l’écoute mutuelle, à rejeter les discours de haine et de division, et à considérer l’autre non comme un adversaire, mais comme un partenaire indispensable pour le développement du territoire.
En apportant un soutien clair et assumé au message du gouverneur, l’Interfédéral de l’ANCE/Haut-Uele veut contribuer à faire de l’unité une orientation politique partagée, et non un simple mot dans les allocutions officielles. Son appel s’adresse à toutes les forces vives de Wamba : élus, notables, jeunes, femmes et société civile. C’est seulement « ensemble, dans la solidarité et le respect », affirme-t-il, que le territoire pourra écrire une nouvelle page de son histoire, fondée sur la cohésion, la responsabilité partagée et l’espoir d’un avenir meilleur pour tous.
André SENGI MIGUEL/ actuafrique7.cd


