Haut-Uele / Territoire de Watsa : transporteurs et clients divisés par la hausse vertigineuse du prix de carburant

La hausse du prix du carburant observée ces derniers jours dans plusieurs cités et centres de négoce du territoire de Watsa suscite une vive inquiétude au sein des conducteurs de motos et d’autres engins de transport.

Selon les témoignages recueillis auprès des transporteurs, le prix d’un litre d’essence est passé brusquement de 3 000 francs congolais à 4 000 voire 4 500 francs dans plusieurs entités du territoire, notamment à Durba, Watsa, Moku et Wanga. Une situation qui perturbe fortement le secteur du transport local, où les motos-taxis et triporteurs constituent les principaux moyens de déplacement pour la population.

Dans une interview exclusive accordée ce jeudi 12 mars 2026 à Actuafrique 7.cd, Saidi Abepele président de l’association de transport social du Congo dans le territoire de Watsa a exprimé son inquiétude face à cette flambée des prix. Selon lui, cette hausse soudaine du carburant crée une incompréhension entre les taximen et leurs clients, ces derniers estimant souvent que les transporteurs augmentent abusivement les tarifs des courses.

Le responsable des transporteurs appelle ainsi les services compétents à s’impliquer rapidement afin de réguler le prix du carburant dans la région et d’éviter que la situation ne dégénère en conflits entre conducteurs et usagers.

Par ailleurs, Saidi Abepele invite les conducteurs à adopter un comportement responsable sur la route. Il leur demande notamment de réduire la vitesse et de faire preuve de vigilance, afin de limiter les accidents de circulation qui deviennent de plus en plus fréquents dans certaines localités du territoire.

Le président territorial de l’Association de Transport Social du Congo dénonce également les tracasseries administratives auxquelles seraient confrontés les transporteurs.

D’après lui, il arrive que certains triporteurs soient immobilisés par des services de contrôle, et que leurs propriétaires soient contraints de payer entre 200 000 et 300 000 francs congolais pour récupérer leurs engins.

Face à cette situation, les transporteurs espèrent une intervention rapide des autorités locales afin de stabiliser le prix du carburant, réduire les tracasseries et permettre au secteur du transport de fonctionner normalement au bénéfice de toute la population du territoire de Watsa.

Junior kasamba/ Actuafrique7.cd