Le chef de l’État a été salué pour sa détermination en faveur de l’unité nationale après la signature de l’accord de Washington. Cependant, l’élu Andrito Alendo reste sceptique quant à son exécution, rappelant que de nombreux accords similaires ont été conclus par le passé pour restaurer la paix dans l’Est du pays, sans jamais produire de résultats tangibles.
Les interrogations autour de l’accord de Washington
L’élu s’interroge sur la particularité de ce nouvel accord par rapport aux précédents. Pourquoi les États-Unis, puissance capitaliste, ont-ils été choisis pour conduire la facilitation ? Quand les groupes armés M23 et AFC de Corneille Naanga quitteront-ils enfin le sol congolais ? Comment les victimes congolaises obtiendront-elles réparation des préjudices causés par ces mouvements rebelles ? Et surtout, que se passera-t-il si les signataires ne respectent pas leurs engagements ?
Après 65 ans d’indépendance, le parlementaire Alendo déplore que la République démocratique du Congo continue de se comporter comme un État sous tutelle, incapable d’affirmer pleinement sa souveraineté. Pour lui, la paix véritable ne viendra ni de l’Orient ni de l’Occident, mais de la volonté du gouvernement congolais d’aimer et de protéger son propre peuple.
Suspension des activités parlementaires dans le Haut-Uele
Par ailleurs, le député Andrito Alendo s’insurge contre la décision jugée irrégulière du vice-ministre de l’Intérieur et des Affaires coutumières, qui a suspendu toutes les activités parlementaires dans la province du Haut-Uele.
l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), parti cher d’Étienne Tshisekedi, il estime que cette mesure foule aux pieds :
– la Constitution de la République,
– le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele,
– ainsi que la loi sur la libre administration des provinces.
Un combat pour la démocratie
Pour cet élu, cette suspension remet en cause le rôle des députés provinciaux, élus légitimes du peuple congolais. « La démocratie, c’est aussi le respect de la loi fondamentale », insiste-t-il, dénonçant des décisions illégales prises pour couvrir des intérêts égoïstes.
Il appelle le ministère de l’Intérieur à lever cette mesure « antidémocratique », afin de permettre aux élus d’exercer loyalement leurs fonctions et de préserver l’honneur du combat mené par feu Étienne Tshisekedi Wamulumba.


