Ouganda : La Fondation Kinalegu dénonce des violations des droits de l’homme à la veille des élections en janvier prochain en Ouganda

À l’approche des élections présidentielles en Ouganda, la Fondation Kinalegu, une organisation de défense des droits humains basée en République démocratique du Congo, tire la sonnette d’alarme sur de graves violations des droits de l’homme.

Selon la Fondation, le climat politique actuel est marqué par une répression croissante à l’encontre des partisans de l’opposition, notamment ceux du candidat Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine. Le président , Yoweri Museveni, au pouvoir depuis plusieurs décennies et candidat à sa propre succession, est accusé de mener une campagne de propagande agressive et de recourir à des actes de torture pour affaiblir la popularité de son principal rival.

« Ce qui se passe actuellement en Ouganda est inacceptable. Pourquoi torturer un électeur pour qu’il change son choix, alors que le vote est censé être secret ? », s’indigne Florentin Tigine, président de la Fondation Kinalegu.

« Nous avons été saisis de nombreuses plaintes de citoyens ougandais. Nous allons documenter ces violations afin que les auteurs soient traduits en justice. »

La Fondation appelle également la communauté internationale à réagir. M. Tigine exhorte l’Union africaine, les organisations internationales et les structures de défense des droits humains à envoyer des enquêteurs sur le terrain pour faire la lumière sur les abus en cours.

« Nous demandons à ceux qui commettent ces actes de violence de cesser immédiatement. La démocratie ne peut s’épanouir dans un climat de peur et de répression », conclut-il.

Actuafrique7.cd