Le débat s’intensifie autour de la question cruciale de l’appartenance de la nouvelle chefferie Bari-Logo dans le territoire de Watsa, deux mois après l’intronisation de sa majesté Dieudonné Surur Elubwatima à la tête de cette entité coutumière, anciennement connue sous le nom de Secteur Kibali. Ce changement découle d’une initiative visant à restaurer l’authenticité historique qui, rappelons-le, avait été une chefferie dans le territoire de Faradje, jusqu’à la restructuration administrative imposée par le colonisateur belge, qui a fait de Bari-Logo un secteur de Kibali, désormais sous l’administration du territoire de Watsa.
Il a fallu plusieurs décennies pour que le passé éclaire la génération actuelle dans le but de reconstruire l’histoire du peuple Bari-Logo. Ainsi, le ministre national des affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo a pris un arrêté le 10 février 2025 portant réhabilitation de la chefferie de Bari-Logo, dont l’installation officielle a eu lieu le 09 septembre 2025 à Surur, chef-lieu de cette entité coutumière.
Cette réhabilitation, bien que légale, soulève de nombreuses questions au sein de la population, la principale étant : « Est-ce que cette chefferie redeviendra une entité coutumière sous l’administration de Faradje et non de Watsa ? ». Cette question cruciale a poussé le député provincial Patrick Andama Miteni, élu de Faradje, à réagir sans détour :
« Nous avons posé cette question au ministre de l’Intérieur lors de sa mission à Isiro. Il a laissé entendre qu’il n’a pas créé une nouvelle chefferie. La chefferie de Bari-Logo existait, elle a seulement été réhabilitée », a déclaré, Jacquemain Shabani, selon Patrick Andama Miteni.
Pour lui, il n’est plus question d’aller plus loin. La réponse du VPM Jacquemain Shabani Lukoo suffit à comprendre que Bari-Logo devrait déjà passer sous l’administration de Faradje si l’on veut respecter la logique des choses et retracer l’histoire de cette chefferie. Il exprime le souhait de voir la chefferie Bari-Logo revenir à Faradje afin de corriger définitivement les erreurs commises par les Belges.
Cette position du député de Faradje est-elle opportune ? Les autorités compétentes ont la lourde responsabilité de se pencher sur cette question pour garantir une paix durable au sein des communautés de Faradje et Watsa.
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